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28.10.2007

Université d’antan, amis de demain

Je me souviens de l’université et de ses déchirantes disputes qui nous tenaient éveillés jusque tard dans les bars de la nuit de Genève. Français, Allemands et Suisses Allemands, quelques Belges, nous formions un groupe européen ambitieux et arrogant. Nous pensions pourtant que nous étions humbles et généreux.

A cette époque, je croyais en l’avenir, sans doute parce que la jeunesse me tenait éveillé tard dans les bars de la Nuit de Genève, que la maison familiale zurichoise paraissait lointaine et que les filles qui se criaient les plus féministes se pendaient à mes bras méchants sans retenue. Depuis j’ai connu la vérité de l’arrogance – sa face cachée, laide – et la vérité de l’amour vrai. Alors ma jeunesse m’apparaît comme une fougue chargée d’erreurs.

Nous étions de gauche comme les jeunes de demain seront de droite : avec la certitude d’être l’apogée de la pensée et d’avoir raison pour les siècles des siècles. Hélas, la raison, la certitude et le mépris passent moins vite que les idées qu’ils véhiculent.

Je ne me rappelle pas avoir beaucoup réfléchi à la mort. Je ne m’imaginais pas malade, encore moins mourant. J’avais de temps en temps peur d’un accident de motocyclette et quand je croisais quelqu’un qui me semblait, en âge et en style, proche de moi, en fauteuil roulant, aveugle, handicapé, je détournai les yeux, traversé d’un doute effrayant. Mais ce doute se noyait l’instant suivant dans une occupation ou une pensée vivante.

Ces gens d’alors, je ne les revois plus beaucoup.

 

Puis j’ai enseigné à la faculté. Ma carrière s’annonçait bien, quoique je précise à tout un chacun que j’étais bien trop intègre, audacieux et rebelle pour faire carrière. Puis je suis tombé malade. Alors le rideau de fumée qui s’installait toujours entre moi et la vie s’est déchiré. Je me suis trouvé seul face à moi-même. La confrontation fut rude. Nous fûmes tous les deux déçus : l’Axel social et l’Axel profond. Le premier découvrait un monde de sentiments et de paradoxes qu’il aurait voulu ignorer. Le second comprit qu’il n’y avait rien à tirer du premier et qu’il faudrait s’en sortir avec ses seules forces vitales, animales, ancestrales. Alors je rencontrai de vrais amis.

D’abord, Esther. Esther, ma plus belle ennemie. Elle était seule, en longue robe, au fond d’un grand salon de Genève quand je la rencontrai. Je venais d’apprendre ma maladie. Elle ressemblait à la fois à un rêve de jeunesse et à un ange de mort. Elle trônait seule, reine méprisée de cette soirée faussement élégante. Elle seule était élégante, c’est sans doute pour cela que personne ne lui parlait. Quel événement nous attira l’un vers l’autre ? Je l’ai oublié. Nous parlâmes et j’adorai le son de sa voix. Ses mots sonnaient étranges. C’était la première rencontre entre un intellectuel militant d’extrême gauche et une catholique traditionaliste de droite en déshérence.

Esther m’accompagna mois après mois, le long de ce parcours de malade en état perpétuel d’aggravation. Je rêvai bien sûr assez vite à une histoire, mais Esther ne se détourne que très rarement de sa vie spirituelle, et lorsque cela lui arrive les heureux élus sont des femmes et des transsexuels. Elle qui, raide et intransigeante, défend sans cesse la famille traditionnelle, l’ordre moral et religieux, la patrie et la fidélité aux cultures européennes, préfère sombrer dans les bras de dépravées des bas fonds de la banlieue parisienne ou bien dans les bras d’autres échouées du catholicisme tridentin. Mais je lui pardonnai le dépit que ces préférences étranges me procurèrent et Esther, encore aujourd’hui, est l’Amie de mon cœur.

Ensuite, Edith. Je la rencontrai par Esther, qui m’en parlait beaucoup. Elle, entre chien et loup, entre gauche et droite, entre religion et athéisme, entre spiritualité et matérialisme, entre confort et misère, entre mondanité et solitude, sut parcourir les quelques ponts qui séparaient Esther et moi et nous accompagner, à travers disputes et incompréhensions, sur les chemins de l’amitié. Longs et incertains, ces chemins n’en sont pas moins les plus beaux.

Enfin, Mayeul. Encore un Français, mais lui a une mère suisse allemande. Nous conversons toujours en allemand.  Mayeul est contrebassiste. Il a perdu son père anarchiste dans une manifestation violente quand il avait treize ans. Il visite sa sœur en prison chaque semaine. Il me visite à l’hôpital chaque semaine aussi. Mayeul a sa musique qui l’a tenu loin des drames et qu’il joue pour nous, ses amis et ses proches cassés. Mayeul, tu sais que tu auras compté plus que tout dans ma vie. Si j’ai vécu d’une belle façon, c’est grâce à toi. Je te dois les conseils du temps de Julie, le soutien et des reproches durs mais bons après notre séparation, et cet accompagnement fidèle, incorruptible depuis la maladie. Mayeul, il est difficile de te souhaiter de belles aventures dans la vie car trop de gens autour de toi sont morts vivants, ou si blessés. Mais sache que tu es notre arbre de vie. J’espère qu’un jour, nous partis, tu vivras enfin heureux, entouré de gens sages et attentifs. La vie que tu méritais et qui ne t’as pas été donnée.

Ces souvenirs des arrogances universitaires, de la fracture entre mes deux vies, de la naissance des vraies amitiés, toujours la présence de mon fantôme adoré Julie… J’ai écrit tout cela avant que naisse l’aube, ne dormant pas. Je le poste maintenant sur mon journal en ligne, je l’envoie par ma fenêtre de la Toile, et qui sait peut-être d’autres dépités trouveront dans ces souvenirs si particuliers et si communs l’image de leur propre route, regrettable et nostalgique.

Ah, vieillir.

 

AXEL

27.10.2007

Au secours, Samuel de Cornulier

Chers amis,

 Puisque je suis immobile, Samuel de Cornulier rejoint l'équipe villabarienne et devient co-producteur de VillaBar avec Edith et moi. En quelque sorte cela officialise un rôle qu'il tenait déjà.

Nous sommes donc trois producteurs, une tête à Zurich, une metteuse en scène parisienne et un des trois larrons du Piston Pélican. Merci Samuel !

L'équipe, que je n'ai pas rencontrée, est parait-il enjouée et douée.

Continuons VillaBar, l'art de bar, libre et gratuit.

AXEL

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 Une décadente dans les toilettes

 

Reçu hier quelques photos du tournage de VillaBar I.

Le roman photo sera exposé dès le 15 novembre sur le site d’AlmaSoror, et dès le 18 novembre au Piston Pélican (15, rue de Bagnolet, 75020).

Incrustons-nous au bar du Piston Pélican en fond de mariage décadent :

 

Deux ingénues autour du pianiste Jean-Pierre Bret

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Ne tirez pas sur le pianiste !

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Effleurements

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La mariée...

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(Les photos sont de Isabelle Ferrier, Edith de Cornulier-Lucinière, Karim-Pierre Maalej, Sara)

 

Le thème de la seconde édition de VillaBar (qui aura lieu le 18 novembre) est en passe d’être trouvé.

L’auteur sera le scénariste Mathieu Granier.

 

 

25.10.2007

Lettre d’un Suisse à une amie allemande qui étudie la colonisation française

Kathia,

J’ai lu tes réflexions sur la colonisation française et les dégâts qu’elle a causés sur les populations d’Afrique. J’ai lu tes propos sur l’intolérable comportement de la France qui refuse d’assumer entièrement ses méfaits en ne prenant pas en charge le développement économique de l’Afrique. J’ai lu que tu voulais étudier la façon dont les Africains ont « reconstitué » leur identité après la décolonisation.

Je me pose quelques questions, que je te pose ci-dessous.

Pourquoi ne t'intéresserais-tu pas à l'identité française (ou allemande) après la colonisation ? Il me semble que c'est toujours un peu difficile d'étudier les Africains si on ne connaît pas leur langue, leur culture et leur histoire sur le bout des doigts. Alors que tu peux sans problème étudier comment la mentalité des coloniaux a évolué, comment ils ont fait pour changer leur perception de leurs anciennes colonies, de leur propre puissance et de leur propre culture en passant par la décolonisation, l'aide au Tiers-Monde, puis une collaboration de plus en plus égalitaire.

On veut toujours étudier les Africains et leur identité, comme si nous, Européens, nous n'avions pas de problème d'identité. Pourtant, les coloniaux comme les anticolonialistes d'aujourd'hui, en France, s'appuient sur les mêmes idées : la libération de tous les peuples. A l'époque on les colonisait pour les libérer d'eux mêmes, ensuite on les a décolonisé pour les libérer de nous-mêmes.

Et puis à considérer les coloniaux comme méchants et les colonisés comme victimes, on n'étudie jamais les ambiguïtés du rapport entre le coupable et la victime.

Par exemple, certains auteurs africains se demandent s'il ne faudrait pas remettre en question la mentalité africaine précoloniale : la haine du plus noir, l'esclavage intertribal et même intratribal, l'impossibilité de créer des sociétés construites qui durent, tout cela a préexisté à la colonisation, et l'a rendue plus facile. As-tu lu l'Histoire de l'Afrique par Joseph Ki-Zerbo, un des premiers historiens africains à avoir écrit une histoire entière de l'Afrique ? C'est passionnant. On se rend compte de la splendeur des cultures africaines, une splendeur dont on n'entend jamais parler dans nos livres d'histoire. D'un autre côté, on voit à quel point beaucoup de ces problèmes que l'on croit entièrement amenés par les Blancs étaient en fait déjà largement présents en Afrique.

Enfin, j'ai lu plusieurs textes (notamment d'auteurs arabes) que j'ai trouvés très intéressants sur les Blancs "culpabilisés" par la colonisation et l'esclavage. Leur envie de puissance sur les autres ne pouvant plus s'exprimer par l'esclavage et la colonisation, ils auraient trouvé cette solution psychologique : en se rendant entièrement coupables de tous les maux vécus par l'Afrique et les Africains, en victimisant ceux-ci à outrance, ils récupèrent cette toute-puissance du Blanc sur le Noir : "je suis très méchant et j'ai anéanti l'Afrique", c'est une façon de dire "les Africains n'ont aucune culture par eux-mêmes, ils n'ont aucune responsabilité sur leur passé ni sur leur présent car c'est moi qui domine". Le sentiment de culpabilité vis à vis des autres est une autre façon de se sentir tout puissant. C'est aussi une autre façon de mépriser les autres : "je me sens coupable car vous êtes tellement cons que j'aurais dû mieux vous traiter".

Voilà mes quelques questionnements sur la question.

Je t’embrasse de toutes mes forces (qui déclinent jour après jour),

AXEL

20.10.2007

Difficiles souvenirs d'avant

Aujourd'hui j'ai du mal à comprendre comment je n'ai pas pu profiter de mes jambes, de ma respiration facile, de mes bras, de mon aisance à avaler des choses, des sourires, des mots et des corps des gens quand j'étais en bonne santé.

Il m'est presque difficile de comprendre comment je pouvais être déprimé quand je pouvais me promener ; comment je pouvais m'énerver quand je pouvais changer le monde avec mes mains et mes paroles ; comment je pouvais me désespérer quand la liberté d'aller et de venir et les bienêtres physiques étaient à ma portée.

Si sain savait, si malade pouvait.

Mais l'aube est belle et je suis de bonne humeur !

 

A vous,

AXEL

100 choses et mourir

J’ai écrit cette nuit, sur les conseils d’une amie, les cent choses que je voudrais avoir réalisées dans ma vie.

Ma mort est proche et je ne suis pas certain de tout pouvoir accomplir, mais je commence dès aujourd’hui à faire ce que je peux. Cela m’enthousiasme énormément.

Ami, toi qui n’es pas malade, toi qui peux marcher, courir, sentir le vent dans tes cheveux, n’attends pas. Compose ta liste et marche vers la réalisation.

 

Quelques exemples des 100 choses

Cuisiner pour des amis

Marcher à nouveau dans la rue

Ecrire une autobiographie d’au moins 80 pages (Times, 14) dont je suis fier

Embrasser une femme

Revoir Julie (je sais que c’est aussi le titre d’un film saphique canadien…)

M’habiller comme il y a dix ans quand j’étais encore jeune

Réécouter Hyacinthe House des Doors

Lire des poèmes en frioul de Pasolini

Ranger toutes mes affaires et jeter l’inutile

Eclater de rire

Passer un long après-midi à relire Sir Jerry (en mangeant des cracottes beurrées)

Composer une œuvre musicale susceptible de rester

Brûler mes lettres

Relire Bakounine

Participer à une Révolution sociale positive

Voir la gauche repartir comme en 36

 

 

Quand je n'y suis pour rien, comme pour : "voir repartir la gauche comme en 36", je "traduis" mon rêve en éléments réalisables, par exemple : participer à un mouvement d'ampleur, écrire des tracts efficaces...

 

L'aube de Zurich a l'air belle.

 

A vous,

 

AXEL

19.10.2007

Roman Photo

Puisque VillaBar  (sessions d'art de bar au Piston Pélican, Paris) débute après-demain, j'ai relu John Peshran Boor.

En voici quelques images.

Le roman-photo a-t-il un avenir ?

Ondine Frager et Jean-Pierre Bret

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Samuel de Cornulier et Susanne Nies

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Une conversation amicale

Edith m’a autorisé à reproduire une conversation que nous eûmes au moyen de divers outils de communication, principalement les messages écrits envoyés par téléphone portable et les mails.

 

 

- Puisque l’amour n’existe pas mais que tout le monde y pense, je propose une nouvelle série au sein d’AlmaSoror. Veux-tu faire partie des auteurs qui écriront une lettre d’amour allégorique, une lettre d’amour cliché qui relatera l’expérience d’une vie à travers le prisme de ce que tout le monde semble vouloir et qui n’existe pas : l’amour amoureux.

 

- Comment peux-tu dire que l’amour n’existe pas ?

 

- L’amour entre les êtres existe, bien sûr. Le sentiment amoureux est une illusion, un leurre, c’est ce que je voulais dire.

 

- Je ne suis pas d’accord avec toi.

 

- C’est une sorte de fanatisme plus ou moins agréable, plus ou moins partagé, qui puise à la fois dans notre besoin de nous fondre avec autrui et dans la publicité de la société.

 

- Je ne conçois pas comment tu peux dire une chose pareille. N’as-tu jamais aimé ?

 

- J’aime des êtres. J’ai aimé – et j’aime toujours, au-delà de sa mort - ma chienne. J’aime des gens, mais cet amour est une fraternité déclinée.

 

- Tu n’as jamais été amoureuse de quelqu’un ? A part ces fanatismes dont tu parles, très adolescents.

 

- Je ne crois pas.

 

Elle m’assura que non et me donna des exemples qu’elle ne veut pas que je reproduise ici.

 

- Permets-moi de te dire que j’accepte d’écrire une lettre d’amour pour AlmaSoror, mais ce sera une lettre dans laquelle je croirai profondément. Pas une allégorie.

 

- Bon.

 

- Cela ne te dérange pas ?

 

- Non, pas du tout. Tu crois à ton expérience amoureuse ?

 

- Oui, j’y crois ! Sache que ma seule vraie histoire d’amour – je t’en ai déjà parlé – est intimement liée à mes luttes politiques. En cela je te rejoins, l’amour amoureux rejoint l’amour fraternel que l’on ressent pour d’autres êtres.

 

- Julie ?

 

- Oui, ce sera une lettre à Julie.

 

Cette fois c’est moi qui censure et coupe un passage de notre conversation qui ne concerne personne. Nous échangeâmes quelques mots sur Julie, dont je ne parle plus beaucoup bien que son visage flotte constamment autour de moi, où que j’aille, quoi que je fasse, depuis notre séparation.

 

- Ce sera donc, repris-je, une lettre à Julie, une lettre profondément amoureuse et profondément de gauche.

 

Elle ne répondait pas. Je sais dans ce cas qu’elle est en train de réfléchir.

Elle eut ainsi l’idée de demander à des auteurs ayant eu une vie politique engagée de leur écrire une lettre d’amour ayant trait à leur engagement.

 

Elle appela Esther ensuite. Esther est mon amie de cœur et d’esprit, et mon ennemie en idées. Je la respecte, l’admire et suis catastrophé par tout ce qu’elle pense. Jamais je n’aurais cru que je pourrais un jour avoir une amie qui pense des choses pareilles. Elle écrira donc la seconde lettre d’amour engagé d’AlmaSoror : une lettre d’amour de droite. La droite d’Esther est encore plus épouvantable que toutes les droites que je connais. La droite d’Esther est latiniste et catholique, contre-révolutionnaire, infiniment conservatrice et antiprogressiste. Mais j’aime profondément Esther. C’est en grande partie grâce à elle qu’en plus de croire à l’amour, je crois à l’amitié.

 

07.10.2007

Lettre d'amour de gauche

Madame d'AlmaSoror est venue me visiter hier.

Elle a trouvé l'ambiance de l'hôpital glauque, mais a pris quelques photographies. Elle m'a demandé d'écrire une lettre d'amour pour le prochain numéro de son journal - je lui avais dit que j'avais une lettre d'amour sur le coeur et que je voulais l'écrire avant de m'en aller voir ailleurs si Dieu y est.

A-t-elle résolu de m'aider à réaliser mes quelques rêves avant le grand Départ ? Je croirais assez à une conspirations de mes belles amies, ces trois femmes qui n'ont jamais daigné se laisser embrasser, mais que je peux appeler au secours à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Bref, E.CL m'a demandé une lettre d'amour et je lui ai dit que cette lettre, qu'il faudrait que j'envoie, serait à la fois amoureuse et politique. Politiquement amoureuse et amoureusement politique.

Elle a paru contente de ma réponse, a donné quelques coups de fil avec son téléphone portatif (elle est devenue aussi moderne qu'un consommateur-citoyen lambda, la pauvre), et m'a annoncé qu'AlmaSoror publierait une série de lettres d'amour politiques.

La mienne sera bien sûr une lettre de gauche. Je crois qu'Esther écrira la lettre de droite. Je ne connais pas les autres...

Vous lirez donc dans le prochain numéro la lettre que j'ai déjà commencé à imaginer. Elle parle d'une femme que j'ai connue, elle parle à une femme que j'ai connue, et dont ceux qui me connaissent se souviennent.

Bon dimanche à ceux qui ont assez de jambes pour sortir.

Fraternellement,

AXEL

04.10.2007

Ouvrir une fenêtre

Ouvrir une fenêtre.

Cela ne m'arrive plus depuis que je ne peux (presque) plus me lever et marcher.

Alors, mon monde réel s'étant considérablement rétréci ces derniers temps, j'ouvre une fenêtre sur ce grand monde virtuel qu'est la Toile.

J'y noterai des pensées dans la rubrique Trajet intellectuel) et quelque fois, pour me sentir moins seul, des sentiments que j'éprouve, qui me traversent (dans la rubrique Errances humanimales, que j'aurais dû appeler Tribulations animhumaines. Tant pis).

Merci d'être passés. Bon voyage dans ce monde où nous avons été impitoyablement jetés le jour de notre naissance, et hors duquel nous seront bientôt impityablement jetés le jour de notre mort.

 AXEL

 

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