« Nan Goldin et la beauté du monde | Page d'accueil | journaux en ligne, oeuvres du soir II »
07.01.2008
De la mouïté à la souplance, en passant par la duritude.
Edith de Cornulier m'envoie un texte sur le concept de souplance, qu'elle estime intrinsèquement liée à l'oeuvre de Jean-Baptiste Botul. Je ne partage pas son point de vue, que je trouve réactionnaire.
Elle reproche en outre aux exégètes botuliens (Pagès, Le Tellier, Brouillard, Doubliez) d'être passés à côté d'une partie de la compréhension de son oeuvre en restant inutilement fixés sur le concept de mouïté. Je pense que c'est faux. Leur attitude n'est que rationnelle. Edith m'accuse d'être plus scientiste que scientifique. Bref, je publie son texte ici, puisqu'elle ne compte pas le publier ailleurs.
De la mouïté à la souplance, en passant par la duritude.
Les lacunes de l’œuvre de Botul paraissaient insurmontables. Il apparaît pourtant qu’on peut établir une métaphysique du mou et du dur, qui aboutit à l’idée de souplance et constitue une réponse adéquate aux lacunes botuliennes.
Ce que l’on ne dit jamais, c’est que Jean-Baptiste Botul a créé toute sa théorie de la mouïté en fonction d’un concept qu’il n’a jamais clairement énoncé et qui est celui de la duritude. Sans duritude, point de mouïté. Or, cette dualité, à laquelle il déclare avoir échappé, n’est jamais mentionnée par les commentateurs. Peut-on émettre une théorie valable sur la partie de l’œuvre qui s’occupe de la mouïté sans mettre au jour le pendant de cette mouïté ?
La mouïté est un concept amputé de son antagonisme, la duritude, ce qui le rend extrêmement vague et difficile à penser de façon strictement philosophique.
Il me semble que la preuve de ce que nous disons émane du sentiment de conviction que tout lecteur ressent enfin lorsqu’il envisage l’œuvre de Botul en postulant ce que nous disons et en imaginant comment la mouïté s’est créé sur une vision claire de la duritude.
Cette compréhension approfondie de son œuvre permet, non seulement, d’achever notre connaissance de la mouïté, mais surtout de dépasser Botul : en effet, si l’on poursuit au delà de l’œuvre du Maître, on atteint ce paroxysme : la duritude et la mouïté s’épousent dans la matière souple de la pensée (souplance).
Pour conclure, il nous apparaît que l’achèvement de ce que l’on pourrait appeler une métaphysique du mou et du dur, serait sans doute la réponse adéquate aux lacunes de l’œuvre de Botul. Nous espérons que les grands exégètes du philosophe - comment ne pas citer l’écrivain Hervé Le Tellier, le journaliste Frédéric Pagès, la femme de loi Claire Doubliez ou encore Emmanuel Brouillard, lauréat du prix Botul 2007 - s’y attelleront sans tarder.
Edith CL
Je mets le lien vers le blog consacré à JB Botul ICI
Merci à Edith pour ce texte, qui j'espère recevra des critiques très négatives !
Axel RANDERS
18:50 Publié dans Errances humanimales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Baptiste Botul, Hervé Le Tellier, Frédéric Pagès, Claire Doubliez, Emmanuel Brouillard



Les commentaires sont fermés.